Les petits pas d'Abeille

List of products by supplier: 


18,01 € TTC

Disponible en édition numérique en cliquant ici

 

« Cette fille est perchée ! » C’est ce qu’a pensé Côme la première fois qu’il a rencontré Abeille. Juchée sur ses talons aiguilles, martelant le sol dans une sorte de danse effrénée entre le Palais de justice où elle endosse la robe, et le bar PMU où il la retrouve parfois, elle semble vivre en apesanteur.

Et puis une lettre. « Je voudrais que tu recherches ma mère », demande Madeleine.

Déguisée en enquêtrice, la jeune trentenaire commence ses recherches avec insouciance dans le village breton de leur enfance et doit faire face à une part perdue d’elle-même.

De la Bretagne à l’Espagne, Abeille nous entraîne dans sa curieuse enquête et nous découvrons avec elle une face cachée de l’Histoire de l’Espagne des années 50.

Surprenant, ce récit enjoué nous tient en haleine au rythme des pas aériens de la demoiselle. Ils se lestent au fil des pages alors que son amie Madeleine s’allège d’un fardeau. Côme temporise, les pieds sur terre…

Date de parution : 8 avril 2020
Dimension : 13 x 21 cm
Illustration de couverture : Sculpture de Anne CUTZACH, photographie de DS Souchon
ISBN : 978-2-37946-020-3
Nombre de pages : 216
Rayon : Littérature

Madeleine Grévin, pour Abeille, n’était plus depuis longtemps que le nom d’un gâteau au chocolat. Lorsqu’elle se rendait chez ses parents, à Rennes, et qu’après avoir longé l’allée de chênes, après avoir enfoncé ses talons aiguilles dans les petits cailloux blancs, après avoir gravi les longues marches de granit et franchi l’imposante porte vitrée, elle entrait dans la grande maison familiale, elle pouvait enfin s’écrier « Hum ! Ça sent le gâteau de Madeleine Grévin ! » C’était devenu un nom commun : le gâteaudemadeleinegrevin. Cette odeur et le nom de ce simple dessert étaient une sorte de mot de passe venu de l’enfance qui permettait d’accéder au monde de ses parents. Ensuite seulement, elle allait les embrasser. Depuis son départ de la maison, Ingrid préparait sans faute la recette lorsqu’Abeille venait les voir. Ses frères et sœurs, qui habitaient non loin de là, appréciaient ce singulier rituel. Si l’un d’eux était de passage, il pouvait deviner la venue de la petite dernière rien qu’à l’odeur qui régnait dans la maison et lançait alors irrémédiablement : « Tiens ? On attend Abeille ? »

 

L’auteur du courriel était madeleine.grevin. Et il était destiné à miss Stanford Detective. Madeleinegrevin, sans le gâteau, c’était un bout de mot. C’était un fantôme. Un souvenir auquel on ne pouvait plus penser tant son objet était lointain. Pourtant, Madeleine Grévin c’était la première amie, l’alter ego des premiers pas, la jumelle de maternelle, de l’école primaire.

 

C’était la première compagne.

 

Abeille relut le message plusieurs fois et ne retint longtemps que cette phrase : « Je voudrais que tu recherches ma mère. »

Note 
12/04/2020
Un roman sur la filiation, la transmission, celle qu’on subit ou

Un roman passionnant sous forme d’en-quête, au fil des pages on suit Abeille fille légère et déterminée sur les traces d’une mère disparue et on n’a pas envie de s’arrêter pour connaitre la suite et en même temps l’envie de rester un peu plus dans cet univers tendre, joyeux et plein d’humour.
Parce que de ces petits pas, Abeille va d’un milieu social à l’autre, d’une génération à l’autre et de secrets de familles en secret d’État. Une histoire tout en légèreté qui envoie du lourd et qui imperceptiblement change notre regard.
Un roman sur la filiation, la transmission, celle qu’on subit ou qu’on se choisit.
Un roman d’amour et d’amitié qui fait grandir !

Donner votre avis

Donnez votre avis

Les petits pas d'Abeille

Les petits pas d'Abeille

Madeleine Grévin, pour Abeille, n’était plus depuis longtemps que le nom d’un gâteau au chocolat. Lorsqu’elle se rendait chez ses parents, à Rennes, et qu’après avoir longé l’allée de chênes, après avoir enfoncé ses talons aiguilles dans les petits cailloux blancs, après avoir gravi les longues marches de granit et franchi l’imposante porte vitrée, elle entrait dans la grande maison familiale, elle pouvait enfin s’écrier « Hum ! Ça sent le gâteau de Madeleine Grévin ! » C’était devenu un nom commun : le gâteaudemadeleinegrevin. Cette odeur et le nom de ce simple dessert étaient une sorte de mot de passe venu de l’enfance qui permettait d’accéder au monde de ses parents. Ensuite seulement, elle allait les embrasser. Depuis son départ de la maison, Ingrid préparait sans faute la recette lorsqu’Abeille venait les voir. Ses frères et sœurs, qui habitaient non loin de là, appréciaient ce singulier rituel. Si l’un d’eux était de passage, il pouvait deviner la venue de la petite dernière rien qu’à l’odeur qui régnait dans la maison et lançait alors irrémédiablement : « Tiens ? On attend Abeille ? »

 

L’auteur du courriel était madeleine.grevin. Et il était destiné à miss Stanford Detective. Madeleinegrevin, sans le gâteau, c’était un bout de mot. C’était un fantôme. Un souvenir auquel on ne pouvait plus penser tant son objet était lointain. Pourtant, Madeleine Grévin c’était la première amie, l’alter ego des premiers pas, la jumelle de maternelle, de l’école primaire.

 

C’était la première compagne.

 

Abeille relut le message plusieurs fois et ne retint longtemps que cette phrase : « Je voudrais que tu recherches ma mère. »

Donnez votre avis

Locatelli Stéphanie

Locatelli Stéphanie

Stéphanie Locatelli vit aujourd’hui à Pons en Charente-Maritime.
Un lieu choisi, entre ville et campagne, entre terre et mer.

Elle a grandi avec les livres, très vite identifiés comme les compagnons essentiels sur le chemin d’une possible liberté.

Avec un master d’Histoire contemporaine, un autre de documentariste, elle exerce le métier d’enseignante et s’attelle à transmettre à son tour à ses petits élèves le goût des mots, de la lecture, du cinéma, du spectacle...