L'Effacement

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19,00 € TTC

Sortie en édition poche chez Folio Gallimard au printemps 2017

Lauréat du Festival du premier roman de Chambéry 2015

Prix Saint-Estèphe 2015 - (Premier Prix)

Prix [du métro] Goncourt 2015


1952, Saint-Mont-des-Pyrénées.

À trente-six ans, Gilda Maurel mène une existence tranquille d’institutrice de village, sans surprise ni passion. Du haut de ses vingt ans, Luis va bouleverser sa vie. De cette histoire interdite, aussi intense qu’éphémère, il ne reste que ce que la jeune femme en raconte dans son journal.

Affronter les regards, reprendre le cours de sa destinée, essayer de faire face et, surtout, survivre.


Du même auteur :

Juste la lumière

Date de parution : 20 mai 2014
Dimension : 13 x 21 cm
Illustration de couverture : "La Dame au bouquet", Jean Pesce, 1950
ISBN : 978-2-918471-27-1
Nombre de pages : 224 pages
Rayon : Llittérature

Le Festin (n°90, été 2014)

L’Effacement est le récit d’une apparition,...


Anne Duprez. Aqui.fr

Un premier roman et déjà un style, ciselé et...


Impeccable premier roman

Impeccable premier roman. Joël Raffier. Junk...


Jugeote, webzine,

Pascale Dewambrechies, BCBG engagée.pdf...


Sud Ouest 3 juin 2015

Un premier roman, et déja primée..jpg Sud...


La savoie 04-06-2015

Une auteure pas comme les autres. La savoie -...


France Bleu Gironde

30 mai 2014


Junk Mag

Ete 2014


M...Belgique

Critique Bernard Delcord - 07/2014


Marie Claire

Octobre 2014


Les âmes desséchées

Juin 2014


Sud-Ouest, 4 novembre 2015

Pascale Dewambrechies, lauréate du prix (métro)...


Rdv littéraires Pessac

Willy Dallay, Sud-Ouest, 15 septembre 2016


Auteurs à livre ouvert

Willy Dallay, Sud-Ouest, 16 septembre 2016


Sud Ouest 13 octobre 2016

Passiflore va dévoiler son catalogue


L'art de vivre l'art

Mérignac Magazine


Note 
01/06/2015
Je n'ai pu m'empêcher de penser à Phèdre

«Phèdre n’est ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente : elle est engagée, par sa destinée et par la colère des dieux, dans une passion illégitime dont elle a horreur toute la première. Elle fait tous ses efforts pour la surmonter : elle aime mieux se laisser mourir que de la déclarer à personne. Et lorsqu’elle est forcée de la découvrir, elle en parle avec une confusion qui fait bien voir que son crime est plutôt une punition des dieux qu’un mouvement de sa volonté. »
Vous m’excuserez, Pascale Dewambrechies, de citer Racine, en l’occurrence la préface de Phèdre, mais en lisant l’histoire de Gilda Maurel, je n’ai pu m’empêcher de penser aux héroïnes raciniennes et plus particulièrement à Phèdre :
« Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée:
C’est Vénus tout entière à sa proie attachée. »1
Car qu’est-ce d’autre que L’Effacement, sinon l’histoire d’une passion dévastatrice, passion interdite, inavouable, d’avance condamnée, ou, pour paraphraser Racine : « le poison d’un fol amour qui trouble la raison » 2?
Racinienne, Gilda l’est par le dérèglement de ses sens, par l’entièreté de son caractère, par sa soumission à une fatalité interne et par son acharnement à se perdre.
En effet, les héroïnes raciniennes, ces amoureuses passionnées, dévorées d’un feu intérieur, ne peuvent que mourir :
« Jusqu’au dernier soupir, des malheurs poursuivie,
Je rends dans les tourments une pénible vie. »3 dit Phèdre.
Ainsi, malgré l’amour de Charles, malgré la présence de Louise, Gilda ne peut que cheminer vers son destin fatal et aller, consentante, vers une mort à la Virginia Woolf.
« Accomplie, sereine, j’irai, demain, me promener au bord du lac. Je ne ferai pas demi-tour. »4
Cet anéantissement, phase ultime de sa descente aux enfers, elle l’avait pressenti dès le début de cette aventure. Retrouvant Luis à Paris, ne dit-elle pas :
« Savoir qu’un jour je mourrai de cette passion interdite. »5 ?
Elle le sait, et pourtant elle poursuit sa marche inexorable, comme si la lucidité ne pouvait s’opposer à la force de la passion. Tout s’est joué dès le premier regard, comme pour Phèdre :
« Je le vis, je rougis, je palis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et bruler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables. »6
C’est le même mélange des sentiments qu’exprime Gilda à l’issue de la première soirée, après ce bal ou elle a dansé avec Luis, ce « volage adorateur de mille objets divers »7 :
« J’ai peur. Un impossible désir m’envahit. Une impossible envie de vivre. »8
C’est comme si la volonté était anéantie, l’être en proie à la passion, bien que pleinement conscient du péril, ne pouvait vivre que de ce qui le condamne à sa perte :
« Je deviens folle. Je pleure. Je dois partir. J’enrage. J’ai honte. Je suis vivante pour la première fois depuis longtemps. Ma honte me rend vivante. Je dois partir. »9
Mais si Gilda mérite d’être comparée aux grandes amoureuses raciniennes, Bérénice ou Phèdre, elle le doit aussi à la beauté de votre style. Gilda se laisse détruire -effacer- par sa passion, mais son monologue intérieur nous rend compte pas à pas de la progression de ce mal et nous avons la chance qu’elle le fasse avec autant d’élégance que de clairvoyance. Dans la grande tradition de l’analyse psychologique qui, de Madame de la Fayette à Marcel Proust, constitue la marque de la littérature française, Gilda nous fait vivre de l’intérieur le tourment qu’elle endure et pour dépeindre « ses craintes, ses transports, la fureur de ses feux, l’horreur de ses remords » 10 (pour parler comme Phèdre), sa confession adopte un style d’une grande plasticité, s’ajustant aux fluctuations de son énergie. Tantôt lyrique, tantôt haletante ; tantôt languissante, tantôt douloureuse, sa phrase se ternit à mesure que la volonté de vivre la quitte ; elle s’étiole, s’égare, se distancie, s’efface.
Comme les héroïnes raciniennes, Gilda est une victime : victime de ses passions certes, mais victime surtout d’un ordre social qui nie les élans du cœur et de la chair. Elle est la figure emblématique d’une époque où chacun, et en particulier chaque femme, croulait sous le poids des convenances et ne pouvait échapper au rôle que lui assignait la société. Elle appartient en quelque sorte à une génération sacrifiée, car désormais extraite par les bouleversements de l’Histoire du cadre protecteur que lui assurait la famille traditionnelle au siècle précédent, elle n’a pas encore conquis le droit de prendre en main son destin. Ce combat pour la liberté, ce sera la génération suivante qui l’entreprendra. C’est la lutte que mènera la fille de Gilda. Et lorsque Louise quitte la maison du cours de l’Argonne et tourne le dos à son passé, je veux voir là un message d’espérance. Il faut imaginer Louise heureuse.

Jean-Pierre

1)Jean Racine, Phèdre, acte 1, Scène 3
2)Acte 2, scène 6
3)Acte 4, scène 6
4)L’Effacement, page 201
5)Page 86
6)Jean Racine, Phèdre, acte 1, scène 3
7)Acte 2, scène 5
8)L’Effacement, page 29
9)Page 30
10)Jean Racine, Phèdre, acte 4, scène 6

Note 
08/08/2014
Merci pour cette découverte

J ai tres vite voulu comprendre jusqu'où cet "effacement"... il est vrai que les différentes formes d'écriture utilisées pour chaque personnage donnent un rythme particulier qui m'ont entraînée rapidement. Cet effacement jusqu'à employer des verbes à l'infinitif quand Gilda parle d elle même comme si tout était déjà vecu ...et que rien de plus ne pouvait arriver dans sa vie malgré. ?.un temoignage poignant d'une passion , un de plus peut être ,mais au delà de ce que l'on a déjà lu .merci Passiflore pour cette découverte

Note 
04/06/2014
Texte d'une intensité formidable

Un destin de femme dans les années 50. Dans une petite ville en Midi-Pyrénées, une institutrice commet une "soi-disant" faute, une honte à l'époque. Bien des femmes ont "pu" continuer à vivre malgré tout, Gilda, non. Insidieusement, le chagrin s'installe, croît et envahit chaque minute, chaque geste, chaque pensée... jusqu'à l'insupportable, jusqu'à "l'effacement" définitif... Texte d'une intensité formidable, l'écriture est extrêmement précise, les mots justes, les phrases (peut-on même parfois parler de phrases puisque l'auteur arrive à exprimer par un verbe, un adjectif, une répétition) un "je ne sais quoi" d'une puissance incroyable ! A mi-chemin entre la mélancolique Virginia Woolf et la sublime Agota Kristof.
Puisse ce magnifique roman trouver sa place dans le coeur de nombreux lecteurs...

Note 
03/06/2014
J'ai été emportée par le destin de Gilda

Il est des livres dont on sort transformé et dont l'empreinte perdure une fois les dernières lignes lues et le livre refermé. L'effacement est de ceux-là.
J'ai aimé l'écriture intense et fulgurante, poignante et puissante, la voix singulière de Pascale Dewambrechies qui s'affirme à travers le travail de la langue.
J'ai été emportée par le destin de Gilda la sacrifiée, femme avant tout, mère malgré tout, laminée par le caractère passionnel et dévorant de son amour, par le contexte social et historique des années 50.

Note 
19/05/2014
Chagrin et sentiments superbement décrits

Chagrin et sentiments superbement décrits avec précision, minutie, on est vraiment dedans. Roman anti-féministe par excellence mais tellement féminin, plein de contradictions et de vérités. Gilda, une égoïste attachante et vraie qui entretient le chagrin comme d'autres croient à la vie. Que du beau, à ne rater sous aucun prétexte !

Note 
15/05/2014
Nous avons été émus par ce texte

Un coup de cœur.
Pas de ceux qu'on fabrique et qu'on attribue à un maigre entrefilet dans une coupure de presse. Pas un engouement artificiel et surfait pour faire "genre".
Pas le moins du monde un soutien dû à une quelconque solidarité régionale.
Non.
Nous avons lu "l'Effacement" et, comme cela nous arrive quelques fois, nous avons pris une belle "claque". Nous avons été émus par ce texte puissamment humain et féministe. D'une qualité littéraire évidente, nous avons suivi avec beaucoup de délectation le parcours de cette femme en lutte avec le siècle, avec ses sentiments, avec le regard des autres. Ce qui aurait pu ressembler à un roman "sentimental" - parce qu'on peut aussi en parler en ces termes - est devenu une pièce trop rare dans le paysage littéraire, c'est à dire un petit bijou poignant, intelligent et beau.

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Dewambrechies Pascale

Dewambrechies Pascale

Aller au bout des choses, tel pourrait être le fil rouge de la biographie de Pascale Dewambrechies dont la carrière éclectique, de l’enseignement au monde de l’industrie, révèle la curiosité de son esprit.

Virginia Woolf dit qu’une femme doit, pour écrire un roman, avoir à sa disposition « une chambre à soi et cinq cents livres de rente ». Lorsqu’elle réunit ces deux conditions, Pascale Dewambrechies met un terme à sa carrière professionnelle et se...

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